# Posté le mardi 25 décembre 2007 11:51

La lettre de Gargantua à Pantagruel

La lettre de Gargantua à Pantagruel
Rabelais, Pantagruel
Chapitre 9 « Lettre de Gargantua à Pantagruel »

Introduction :

Pantagruel est le premier récit publié par Rabelais 1532, il l'a publié sous un pseudonyme d'Alcofrybas Nasier.
Le héros du texte intitulé Pantagruel s'appelle Pantagruel, ce qu'on appelle un personnage éponyme. C'est un géant, c'est un roi d'un royaume Utopie.
Pour rédiger ceci, il s'est inspiré des récits populaires qui étaient à la mode de son époque. Il reprend l'aspect comique, il utilise cette forme amusante pour faire passer un message humaniste. Ici, Pantagruel est étudiant à Paris et son père Gargantua lui envoie une lettre qui est un véritable programme d'éducation humaniste.
Nous aurons trois axes d'étude :
- Une lettre qui a pour fonction de convaincre
- Cette lettre présente un programme humaniste
- Un programme éducatif
-
I- Une Lettre ayant pour fonction de convaincre :

I-1 Une lettre d'un père à son fils
On a dans ce texte, des indices d'énonciation propres au discours de la première personne et la deuxième personne. Ils sont cités tout au long de l'extrait ; « je », et « j'». Ila marquent une forte implication de scripteur. Nous avons aussi des indices de la deuxième personne ; « t' », « ta «, etc. L'abondance de la 2eme personne marque que l'importance du destinataire est forte.
On a un discours épistolaire, dont lequel l'expéditeur et le destinataire sont bien présents.

I-2 Un texte injonctif
Texte abondant en verbe exprimant l'injonction, elles sont faites à l'aide de l'impératif.
Il y a plusieurs façons d'exprimer l'injonction; Le subjonctif : « Qu'il n'ait pas », les tournures exprimant la volonté du père et l'obligation au fils : « je veux » « il faudra » « tu dois » suivis de subordonnées.
Tous ça montre que l'on a un texte injonctif dont lequel le scripteur cherche de la justesse de la thèse.

I-3 Un texte argumentatif
Définition : Un texte qui cherche à défendre une thèse, à l'aide d'arguments et d'exemples logiquement articulés.
Pantagruel doit acquérir un savoir qui doit être équilibré par la religion et un comportement moral. Il doit aussi développer son esprit, ses connaissances mais il doit avoie un comportement moral.
Il défend cette thèse dès le début du texte : « progresser en savoir et en vertu » ; développer ses connaissances, et ses qualités morales.
La lettre défend une thèse par des arguments et des exemples reliés entre eux par des connecteurs logiques : « c'est pourquoi », « premièrement, deuxièmement », « l'un...l'autre », « mais », « puis », « d'abord », « en somme », « car ».
Ce relevé nous montre que c'est texte de structure argumentative qui cherche à convaincre le lecteur.

II- Un programme humaniste

II- 1 Les références de la culture gréco-latine
Les auteurs : Platon, Quintilien (orateur romain).
Nous avons deux citations bibliques (qui sont tirées de la bible) : « Sagesse n'entre pas en âme malveillante », « sciences sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Argument d'autorité.

II- 2 L'encyclopédie
L'appétit de savoir apparaît dans la multiplicité du domaine du savoir. L'introduction qui pose la thèse.
1. Les langues anciennes
2. Les arts libéraux : le mot art au 16ème et 17ème siècle désigne ce qui s'oppose à la nature, c'est-à-dire ce qui a été crée par l'homme.
Arts : _ Libéraux : connaissances théoriques, ex : Maths, musique
_ Mécaniques : connaissances pratiques, ex : Médecine.
3. Le droit et la philosophie
4. La biologie
5. L'Homme est considéré comme un autre monde. Connaissances de l'Homme son corps et son âme.
6. Chevalerie : dimension physique et militaire. Importante et n'est pas à mépriser.
L'appétit de savoir apparaît dans le gout de l'énumération, ex : des langues, des arts libéraux, d'éléments aquatiques, des arbres, les écritures saintes. L'énumération de servir, aimer et craindre.
Le texte comporte plusieurs tournures binaires qui montrent l'insistance, ex : « La tranquillité et le repos », « j'entends et je veux », « envers et contre tous », « tant qu'à Paris qu'ailleurs », « tes pensées et tout ton espoir ».
Répétition et anaphore du mot « tout ».
Définition : Anaphore est une répétition d'un mot ou un groupe de mots en tête de plusieurs paragraphes, phrases, poèmes.
Nous remarquons que cette accumulation du mot « tout » se termine par un mot qui reprend tout, ex : que absolument tout te soit connu.
Ces citations sont toutes reliées au mot « abîme de science » ; abîme : gouffre de profondeur inconnue.
Le savoir doit être un gouffre qu'on n'en voit point la profondeur. Le savoir ne peut pas être limité, il doit être encyclopédique, car il libère l'homme et les superstitions du passé.

III- Un programme éducatif :
Son objectif est de former un homme et un roi.
III-1 Former un honnête homme » de Montaigne
Cette expression désigne quelqu'un dont l'éducation est complète. S'il suit le programme, il aura une formation intellectuelle, physique et morale.
- Intellectuelle : elle couvre les disciplines : littérature (langues anciennes), sciences théoriques (maths), sciences appliquées (médecine).
- Physique : chevalerie et armes « mens san a in corpre sano »
- Morale : la formation doit être équilibrée par la formation morale « savoir et vertu ».
Les notions vont être développées : Savoir  la ligne 2 à 38, Vertu  l. 38 à l.42.
L'information morale est indispensable : « sciences sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Cette phrase exprime l'idée que les masses de savoir ne valent rien si elles ne sont pas contrebalancées par la formation morale. La morale est plus importante que la formation intellectuelle. Le texte se termine par un appel à la prière.

III-2 Former un souverain

Il doit être formé politiquement ; l.16 « droit civil ». Il doit avoir des mots justes, et une connaissance de langues lui sera utile pour mener une diplomatie du dialogue.
Cependant, si cette diplomatie échoue, en ce moment là la maitrise des armes est indispensable. C'est pourquoi Gargantua veut que Pantagruel apprenne la chevalerie. On le voit dans le texte « défendre ma maison » désigne le pays, « secourir nos amis » nos alliés.
Dans cette lettre on voit bien qu'il s'agit de former l'âme, le savoir et l'esprit d'une manière harmonieusement.

Conclusion
Rabelais propose ici un programme éducatif très ambitieux. Il s'agit de former un homme, savant et sage exerçant son corps et son esprit. Rabelais reprendra ses idées dans un autre extrait célèbre tiré de Gargantua. Il illustre son propos en imaginant la journée de Gargantua. La dimension physique sera évidente, mais on retrouvera la même envie encyclopédique. On peut cependant dire que la lettre a une portée plus générale. Elle porte une pensée injonctive.










# Posté le mardi 25 décembre 2007 11:55

Modifié le mardi 25 décembre 2007 12:05

Pantagruel le géant

Pantagruel le géant
Rabelais, Pantagruel
Chapitre 32


Introduction :

Le passage reprend deux thèmes:
- Personne avalée par un monstre, Jonas (bible) est jeté à l'eau et avale par la baleine. Ce thème est assez courant
- L'homme qui explore une terre nouvelle (ex : Odyssée)
Ce texte représente surtout un choc, c'est-a-dire le choc qui va bouleverser les européens par la découverte de l'Amérique. Nous sommes dans une guerre que Pantagruel contre les Dipsondies. Il a vaincu, et s'apprête à revenir. Cependant, il est surpris par des soldats. Parmi eux, Alcofribas (narrateur).
Nous aurons deux axes d'études:
- L'évocation plaisante de géant
- Réflexion humaniste sur l'ancien monde

I- L'évocation plaisante de géant

1-1 L'espace anatomique de Pantagruel
On note que le narrateur est un des personnages du récit, il se met en scène en utilisant dans tout le long du texte la première personne. Un narrateur personnage qui se désigne de nom Alcofribas. On a une référence à Rabelais qui insinue que nous avons une double présence de narrateur. Le narrateur explore l'intérieur de Pantagruel (langue, dent, gorge, etc.). Or, nous remarquons que ceux-là sont assimiles a des paysages. Ces éléments de comparaisons peuvent être humoristiques, voire comiques ex : "Les poils des oreilles" => foret. Les dents : ressemblance phonétique : Danois qui crée un effet de jeu de mot comique. Au Danemark, il n'y a pas de montagnes.
L'espace intérieur de Pantagruel est assimile a un espace extérieur, l'air qualifie de meilleur air, et les pigeons peuvent entrer facilement dans Pantagruel.

1-2 Le gigantisme

La taille gigantesque de Pantagruel est suggère de nombreuses procédés:
- Les comparaisons: Les dents sont assimiles a des rochers
Les poils deviennent foret
L'intérieur de la bouche et la Saint Sophie
- L'accumulation des lieux : Dans la bouche se trouvent de grands prés, de grands forets, de fortes et grosses villes.
Sur une seule dent, se trouvent de beaux grands jeux.
En outre, ces lieux sont qualifies par des adjectifs; "grands", "grande" ils s'expriment la grandeur. De plus, on peut trouver d'autres citations : "forte", "grosse", "forte", "une infinité".
- L'exagération des mesures spatiales ou temporaires:
l.1 "je cheminai bien deux lieux" (4km)
l.26 il demeure bien 4 mois. Distorsion du temps.
La distorsion entre la taille de Pantagruel et la taille d'Alcofribas.
- L'hyperbole : figure de style qui consiste à surenchérir sur une notion déjà très grande, ou très forte afin de suggérer le caractère extrême de quelque chose.
Normalement, la bouche est une petite partie du corps, elle est tellement grande que si on veut imaginer le corps, il doit être gigantesque. Cette idée est explicitée à la ligne 40. Il ressemble à un continent ou un monde. Le corps de Pantagruel est un macroscopique a découvrir, de même lors ou on commence à découvrir les terres. Il établie un parallèle entre l'immensité de découvrir un corps humain et l'immensité de découvrir de nouvelles terres. Utopie, car on y trouve l'abondance, air pure, un endroit ou on loue les personnes à dormir.

I-3 Des registres plaisants
On a dans ce texte, deux registres plaisants; registre comique et satirique.
Comique : un comique de mots, de gestes, de caractères et de situations.
a- Le jeu de mot : Dents, Danois
b- Situation : - Les pigeons prennent la bouche pour un colombier
- On loue les gens pour dormir
- Pantagruel n'a rien senti quand Alcofribas est entre, ni quand il est sorti de sa bouche.

Satirique : registre dans lequel on attaque un adversaire par la moquerie. Le procédé caractéristique est l'ironie.
Humour : procédé du comique, qui est base sur la niton de décalage, il s'agit entre la situation d'une personne et la situation dans laquelle il est.
Ironie : procédé satirique consistant à feindre (faire semblant) d'adopter le point de vue de son adversaire, tout en donnant des indices de son désaccord.
Ici, Rabelais s'attaque aux gens qui pensent comme l'homme de choux : "bien meilleur de deçà", "il y a meilleure air". Il nous donne des indices qui indiquent qu'il n'est pas d'accord, du fait que l'homme préfère son monde qu'un autre monde. Or, l'ignorance est maire d'intolérance. Les registres amusent le lecteur, et aident a passer les messages.

II Réflexion humaniste sur l'ancien et nouveau monde

II-1 Une critique de l'ignorance des hommes

Dans ce texte, on voit Alcofribas parlait avec deux personnes. Le discours de chacun de ces personnages montre leur ignorance.
Première personne : Le planteur des choux oppose son monde au monde extérieur.
En outre, lorsqu'il dit "on dit que", prouve qu'il n'est même sur de ce qu'il sait. Quand on utilise cette tournure cela veut dire qu'on n'est pas persuade de ce qu'on dit. Si c'est vrai, cette terre devrait être neuve.
Grace à cette anecdote, il critique ses contemporains qui ont découvert le continent Américain, alors qu'il existait avant. Ce que l'on ne connait pas n'existe pas, et s'il existe il doit être nouveau.

II-2 Une leçon de relativisme

On a vu que cette thèse apparait dans un contexte satirique. Il exprime que l'homme est responsable. Ce manque de curiosité entraine l'ignorance. Cela nous renvoie directement au moment de la découverte du Nouveau Monde. Les conquérants qui arrivent en Amérique et ne comprennent pas la civilisation colombiennes. Cette incompréhension entraine la destruction.
Rabelais est le premier à avoir le relativisme de découverte. Cette revendication n'est pas légitime, car toutes les cultures ont un droit.

Conclusion :
Comme souvent chez Rabelais, on risque d'y voir qu'on a un épisode comique, mais, si l'on cherche la substantivite moelle, alors la thèse humaniste de l'auteur est évidente. Il met en garde ses lecteurs, de ne pas faire comme l'homme aux choux, c'est-à-dire considérer d'inexistant ce qu'on ne connait pas. Ceci n'a pas de légitimité. Il est essentiel à connaitre l'autre monde. La connaissance est indispensable vers l'acceptation et la tolérance.

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 11:15

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 17:02

De la vanité, Montaigne

De la vanité, Montaigne
De la vanité

Introduction :

Les essais de Montaigne livrent ses réflexions sur toutes sortes de sujet.
D'ailleurs Montaigne se présente lui même ondoyant par la diversité des sujets, et la facilité de traiter plusieurs sujets.
Le titre est trompeur, car l'essentiel de ce chapitre est consacré aux voyages. Il est curieux des usages, des particularités des pays qui traversent. Il développa son émerveillement.
C'est un texte polémique qui s'attaque à certains voyageurs  Eloge de la diversité.

I-Un texte polémique

C'est un texte argumentatif qui présente la thèse de l'adversaire afin de mieux la combattre.

I-1 Des thèses opposées

« La diversité des façons d'une nation à l'autre » ce qui signifie que le voyage est un plaisir car il fait découvrir les coutumes diverses et variées.
Cette thèse, Montaigne va la justifier par toute une série d'arguments et d'exemples, qui sont développées jusqu'à la ligne 10. A partir de la ligne 10, Montaigne s'attaque à ses adversaires qui sont 2 catégories : Les mauvais voyageurs, puis les courtisans. Or, si ces 2 catégories sont la cible, c'est parce que les 2 expliquent une thèse commune ; Seul leur propre monde est valable, et tout ce qui est différent est sans valeur.
Il consacre un paragraphe à chacune des 2 catégories. Il fait exprès de redire les mêmes mots.

I-2 L'expression répétée du sujet

Dans les 2 cas, il commence par nous indiqué clairement, qu'il se base sur des expériences personnelles ; « voir » ligne 11, « me ramentoit » ligne 21, « j'ai aperçu » ligne 21.
On a deux évocations, dont lesquelles les adversaires sont présentés d'une manière ironique et parallèle ; « nous hommes » ligne11, « nos jeunes courtisans » ligne22  l'emploi du « nos » est ironique.
Dans les 2 cas, on remarque une vive opposition entre « je » et le comportement des voyageurs et courtisans.
Il se moque de ces deux catégories et ne cache pas qu'il veut convaincre le lecteur.
« Otez » il emploie un impératif pour prendre à part le lecteur.

I-3 Le registre satirique

On remarque la 1ere trace de l'emploi du registre satirique  L'emploi des termes très dévalorisants de l'adversaire. Termes Péjoratifs : « honte » le sentiment radical, « enivrés » espèce d'ivresse et d'aveuglement, « sotte », « s 'effaroucher », « taciturne », « incommunicable », « neufs », « ignorants », mais aucun terme ne semble idéal pour blâmer. « J'ai honte » exprime une condamnation morale, elle apparaît également dans le parallélisme de construction puisqu'on a une répétition.
Il souligne l'élément où les voyageurs se sentent bien ; c'est leurs villages : un endroit petit. En outre, l'élément renvoie aux quatre éléments  Métaphore péjorative : poisson hors de l'eau. Une autre métaphore empruntée à la chasse, mais présence du registre satirique du fait de l'emploi de l'ironie. « Aventure » ligne15 : on n'a pas besoin d 'aller jusqu'à la Hongrie pour rencontrer un français, il est employé pour nous faire montrer l'exemple de la rencontre ironique.
Rechercher cette rencontre c'est annuler le voyage. Il nous donne les indices de son désaccord : « les voilà à se rallier et se recoudre ensemble » il introduit l'idée de répétition. Ils se ressemblent quasiment, identiques. Il y a quelque chose de phéomastique (formulation insistante qui souligne le caractère gréquère). Cette métaphore est péjorative.
« Condamner tant de m½urs.. » ligne 16, « barbares »  on note la répétition du mot barbare. On remarque que la phrase est une espèce de discours indirect.
Un parallélisme de construction « barbare et non française », « encore sont-ce les plus habiles » ligne17. Cela signifie qu'il distingue 2 catégories :
- Regarder comment ils s'habillent
- Indifférente et ne remarquent pas la différence
On a le comble de la sottise. « Contagion » ligne 20, il est introduit par le mot « prudence », il faut être prudent car on pourrait être contaminé. Avec ce mot apparaît la maladie qui traduit l'esprit borné des voyageurs.
Les courtisans rejettent les gens de l'autre monde. « Mystère » cérémonie religieuse réservée aux initiés. Il y a une dimension religieuse. La cour est une espèce de Temple, où ne sont admis que les initiés.

Il critique l'attitude des hommes qui refusent le changement et la différence. Il procède par analogie, entre les faux voyageurs et les courtisans. Ce qui signifie cette analogie c'est qu'ils refusent toutes formes de différences. Il rejoint Rabelais pour déplorer l'ignorance des autres mondes qui entraine toujours l'intolérance.

II- Un éloge de la diversité

II-1 Le « plaisir de la variété »


Montaigne pose sa thèse, il revendique ce plaisir de la variété.
Il s'est présenté comme souple et adaptable. Il était homme du monde : « aristocrate », il a appartient à la noblesse, et parce qu'il a aussi parcouru le monde. Montaigne pose sa thèse et introduit l'idée qui pour lui c qui est intéressant c'est les voyages, c'est la diversité des m½urs, c'est la diversité des humains.
Il commence par donner un 1er argument : Chaque usage a sa raison, il évoque une série d'exemples sur la Gastronomie.
C'est un exemple d'intolérance. Groupe ternaire sur la matière des exemples, groupe binaire : mode de cuisson de viande « rôti, bouilli ». Sur les températures des plats.
On a une série d 'exemples très concrète qui se termine par une conclusion apriori paradoxale. On a une opposition entre le « tout » et le « «un ». On une formule condensée qui exprime l'égalité su plaisir qu'éprouve Montaigne à la diversité.
Sa curiosité et son appétit de savoir ne sont pas fatigués. Ex pers : « quand » j'ai été...Cette expression l'a rejetée videment, « moqué » indénuation, « jeter » enthousiasme face à la découverte.

II-2 L'honnête homme

Montaigne close ce passage par un élargissement de son propos. « Honnête homme » un homme qui se mêle aux autres, il se mêle à des peuples différents du sien. Il se mêle de tout c'est-à-dire que tous les centres d'intérêts ne sont pas limités et bornés. L'ouverture de son esprit, aide à aller vers l'autrui, le connaître et à l'accepter.

Conclusion

Ce texte, à travers les 2 exemples ; ex des voyageurs et les courtisans, pose le problème de xénophobie voire de racisme. En effet, est avant tout un refus des usages incommuns, une volonté de ne pas les connaître, et une façon de condamner les différences barbares.
Ce qui affirme le caractère rationnel. Il souligne la nécessité d'aller vers eux, de communiquer avec eux.
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# Posté le mardi 26 février 2008 05:17

Du Bellay, Défense et illustration de la langue française

Du Bellay, Défense et illustration de la langue française
Du Bellay, Défense et illustration de la langue française


Introduction

Du Bellay appartient à la pléiade (aussi Ronsard). C'est un courant littéraire qui s'est fixé comme option de renouveler la langue française.
Revendications des caractéristiques de l'humanisme :
- Rejet des formes héritées du Moyen Age
- Préconise un retour aux sources (littérature gréco-latine) mais aussi la littérature italienne  Imitation des modèles.
Ils veulent s'inspirer des modèles, mais ne pas se contenter de traduire les textes. Il s'agit de s'en inspirer en créant des ouvres neuves.
Cette thèse qui est développée dans le manifeste de Défense et illustration de la langue française.
C'est un texte dont lequel, soit des écrivains, soit des hommes politiques, présentent leurs doctrines, c'est-à-dire explique les principes qui vont présider à leurs actions. Le manifeste du parti communiste ; Marx.
Le texte en réalité a été rédigé collectivement par le groupe.
C'est une ½uvre de vulgarisation (vulgum : foule fait de mettre au plus grand nombre de gens). Il insiste à un renouvellement du français, et pour cela il donne des recommandations aux futurs auteurs.
Il est constitué de fragments tirés de différents passages du livre, permettant de cerner quelques idées de l'½uvre.

I- Un discours argumentatif

Un discours qui défend une thèse, et convint le destinataire. Il est adressé à 2 interlocuteurs.

I-1 Un discours adressé à deux interlocuteurs successifs

Du Bellay s'implique fortement dans son discours, en employant des verbes de la première personne du singulier ; « je confesse » ligne 12, « je veux », etc.
Tous ces indices marquent la présence du l'auteur dans le texte, mais il s'adresse à 2 interlocuteurs différents.
Il prend à parti ses adversaires : « on » ligne, « ils » ligne 7, « quelqu'un » ligne 10 ; Ce qui marque que l'auteur rapporte un discours de ses adversaires. A chaque fois, cet adversaire soutient un argument qui est contraire à la thèse du poète et que celui-ci va le combattre.
Une prolepse : un procédé argumentatif qui consiste à anticiper l'argument de l'adversaire afin de mieux le combattre par un contre argument.

Dans la 2eme partie : du Bellay se met à s'adresser au futur poète explicitement. I s'adresse à lui en utilisant la 2eme personne du singulier : « t » ligne 25, « sache », « abandonne », « lis et relis ». Changement de destinataire qui s'accompagne de changement de procédés.

I-2 un discours polémique

On a deux thèses évoquées : la langue française est suffisamment belle pour pouvoir produire une poésie de qualité, et donc les adversaires du poète sont ceux qui ne croient pas en sa beauté. Elle est irrégulière, elle manque de douceur et que n'on peut pas en faire de la bonne poésie.
Pour réfuter cette thèse, du Bellay emploie une série de prolepses qui reprennent chacun de ces trois critères :
1- Irrégularité :
Elle est trop irrégulière. Il y répond en disant que c'est faux, que le français est une langue irrégulière mais d'une autre façon que le grec et latin.
Il la considère en ce qui concerne la déclinaison des mots. Du Bellay trouve une équivalence dans la déclinaison dans la conjugaison.
Il souligne les grammairiens ont pu trouver cette langue de grandes règles.
Or, on a multiplié les exceptions en d'autres langues. Or en français, il y existe beaucoup moins d'exceptions, donc elle est moins régulière.

2- Naturelle douceur des langues

Les langues anciennes possèdent une douceur naturelle ; tournures « je ne sait qu'elle »
Du Bellay de manière très moderne montre l'égalité des langues.

3- Poésie :
Se réfère à un épisode raconté par Virgile. Anecdoque
Apollon, dieu de la poésie, le chant accompagné de Lyre. Il est défié par Marsyas. Il lui propose de faire un concours. Il est battu par la flute d'Apollon. Les poètes grecs et latins sont comparés à Apollon et les français à Marsyas.
Argument par analogie de la part des adversaires dévalorisant.
Du Bellay réfute cet argument mais en plusieurs étapes : « je confesse » Confession: il reconnaît que jusqu'à récemment, les auteurs français n'essayent pas de faire mieux, donc il était facile d'être meilleur.
« Grâce à une imitation » en imitant les auteurs anciens, nous les surpasserons, nous trouvons la bonne littérature.
« Leurs succédés » nous l'avions dépassé en politique et en art mécanique, donc il n'y a pas de raison de ne pas le faire en littérature.

A l'aide d'une argumentation très construite, Du Bellay réfute les arguments adversaires les uns après les autres. Il démontre de manière explicite qu'il ne semble faire aucune distinction entre la langue française et la littérature. Mais encore, cette belle langue soit servie par des poètes français.


II- Un discours injonctif adressé aux poètes


Le discours est un discours de ressort puisqu'à la fois, il explicite ce qu'il faut faire et également ce qu'il ne faut pas faire.

II-1 Une mise en garde contre la poésie médi
évale

(Ligne 2054) LE mépris du Bellay. Il s'exprime par plusieurs précédés.
D'abord, il s'implique dans le texte. Ensuite, il utilise un lexique dévalorisant : ligne 21 « vieilles », « épiceries » ligne 23 métaphores dépréciatives  sont construits sur des recettes mélangeant toujours les mêmes recettes. L'idée d'impureté « corrompent », « ignorance » ligne 24.
Il utilise l'énumération qui sert à déprécier les noms de villes où in fait encore la poésie du Moyen Age, Caractérisées par rustiques.
Le dédain pour la poésie médiévale, il n'a pas été argumenté, on est plus sur la priorité.

II-2 Une invitation à s'inspirer des Anciens

Elle était déjà présente : imitation constante et attentive.
Elle est reprise ligne 19, avec la série de verbes impératifs, qui marquent l'incitation à s'inspirer des modèles gréco-latins.
Emphase : nocturne et diurne  Jour et nuit sans relâche, il reprend et développe l'adjectif « constante ». Il invite le poète à se livrer en un travail acharné. Il faut aussi cultiver les muses.

II-3 La quête des muses


Elles sont les déesses qui correspondent aux arts. Elles sont celles qui font aux artistes le don initial de l'inspiration. Cela ne suffi pas qu'elles dominent les ½uvres. « Fureur Divine », donnant une première étincelle. Ecarté (endroit, loin des autres personnes).
Ce n'est que dans la solitude et le silence où il peut retrouver les Muses. Dans la nuit, on trouve plus facilement les Muses. C'est avec le même acharnement qu'il faut solliciter les Muses. Une allégorie de la création poétique qui met en scène l'interaction entre les Muses et les poètes. Sonnet 6 des Regrets.

Il s'est livré à une attaque pour démontrer la valeur du français et puis il semble l'oublier pour préciser l'importance des Muses.

Conclusion

Bien que ce texte soit constitué de fragments, il présente une réelle manifestation. Il s'agite de renouveler la langue française, dans ses modèles, ses formes et ses termes.
Le jeune poète devra se ressourcer dans la richesse de l'antiquité. Il cherche ses images dans la mythologie grecque.


# Posté le mercredi 27 février 2008 04:24